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mardi 28 novembre 2023

Link source pour cet article. https://torontosun.com/opinion/columnists/agar-canadians-getting-ripped-off

Les politiciens nous disent que les épiceries nous escroquent





Sans défendre les épiciers – dont la crédibilité a été sérieusement mise à mal par le scandale de la fixation des prix du pain – examinons comment le gouvernement est responsable du coût supplémentaire de notre facture d'épicerie.

L’inflation est causée par un certain nombre de facteurs, dont beaucoup échappent au contrôle du gouvernement, mais les dépenses publiques sont un facteur.

La vice-première ministre et ministre des Finances, Chrystia Freeland, a défendu le budget fédéral de 2022 en déclarant : « Nous comprenons que la politique budgétaire a un rôle à jouer. C'est pourquoi nous avons pris cette décision en avril de poursuivre sur la voie du… resserrement budgétaire »,

Le gouvernement Trudeau a augmenté le nombre d'employés fédéraux de 80 000 et le budget de plus de 150 milliards de dollars. Il est difficile de voir où se situe le resserrement budgétaire, ni en quoi notre situation s’améliore.


Des dépenses gouvernementales supplémentaires privent les citoyens de davantage d'argent.

Environ 20 millions de Canadiens ont un emploi et paient des impôts sur le revenu. Une augmentation de 150 milliards de dollars du budget coûte 7 500 $ à un employé moyen.

Récemment, pour des raisons purement politiques, le gouvernement fédéral a admis que sa taxe sur le carbone coûtait cher aux Canadiens lorsqu'il supprimait le mazout domestique. L'opposition conservatrice fait pression pour que la taxe soit supprimée sur les autres carburants utilisés par les agriculteurs.

La position logique des conservateurs est que si le coût de l'agriculture augmente, inévitablement, le coût de l'épicerie augmente également.

Pourtant, le gouvernement s’obstine non seulement à maintenir la taxe sur le carbone, mais aussi à l’augmenter régulièrement.

La gestion de l’offre fait également augmenter le coût des produits d’épicerie et aucun parti ne fera rien pour y remédier. Le système canadien est celui qui nuit le plus aux pauvres.


La CBC a récemment décrit le système de cette façon. « Selon une étude de la Bibliothèque du Parlement sur la gestion de l'offre, le système repose sur trois piliers : le contrôle de la production, les mécanismes de fixation des prix et le contrôle des importations. »

Il s’agit d’un système de type soviétique, contrôlé par le gouvernement.

Toute tentative d’abandonner le système au profit d’un marché libre se heurtera à l’argument selon lequel d’autres pays, en particulier celui de l’autre côté de la frontière avec lequel nous sommes en concurrence et avec lequel nous commerçons, soutiennent leur secteur agricole.

C'est vrai. Mais — et je sais que beaucoup de Canadiens détestent ce genre de déclaration — les Américains le font mieux et plus équitablement.

Ce même reportage de la CBC disait : « Les États-Unis ont largement maintenu leur soutien au secteur agricole au moyen de subventions. Ainsi, les Américains paient indirectement la facture des soutiens agricoles, par le biais des impôts qu’ils paient, tandis que les Canadiens paient ces soutiens directement, par le biais de prix plus élevés pour les produits soumis à la gestion de l’offre


Ainsi, le système américain soutient les agriculteurs avec des impôts qui, comme au Canada, coûtent davantage aux personnes à revenu élevé, car ce sont elles qui paient la plupart des impôts. C'est un système progressif.

Notre système impute le coût des marchandises au magasin, où une personne à faible revenu paie un pourcentage plus élevé de son salaire net pour l'épicerie. Il s’agit d’un système régressif qui me semble franchement anticanadien


Mais ne comptez pas sur les conservateurs pour vous aider sur ce front.

Pierre Poilievre a promis de supprimer la taxe sur le carbone, mais j'ai récemment discuté avec le député et ministre fantôme de l'Agriculture John Barlow (Foothills) de la possibilité de supprimer la taxe sur le carbone sur les carburants pour les agriculteurs.

Lorsque j'ai posé des questions sur la gestion de l'offre, il a fermement défendu le système.

Si nous sommes trompés sur les prix des produits alimentaires, ce n'est pas seulement les épiciers, c'est aussi le gouvernement.

Ce Noël, offrez un miroir à votre député






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